Georges Bernanos a écrit : « l’optimisme est une fausse espérance à l’usage des lâches et des imbéciles ». Il a dit aussi, un autre jour certainement : « l’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ». N’hésitons pas à s’habiller, s’enrober,  s’emmitoufler, s’emmailloter  d’outrecuidance pour s’opposer, s’offusquer même, contredire, s’outrer pourquoi pas, pour partir à l’assaut des dires et/ou écrits des écrivains, surtout quand ils sont morts et que leur droit de parole est, par le fait, assez réduit. Ne revenons pas sur l’œuvre, ne retenons pas la vie, observons les citations. Prenons-les hors contexte ! Il sera indéniablement plus simple de les critiquer, voire même, de les démonter. La construction intellectuelle ne nait-elle pas de la confrontation des idées ? Le panurgisme de pensées conduit à brouter de l’herbe sans regarder passer les trains, ce qui, avouons-le, est gâché. Alors, revenons à nos moutons, pas tous blancs ni identiques et encore moins inidentifiables, suggérions-nous il y a à peine une phrase, et proposons au sieur Bernanos l’idée d’un « optimisme réaliste », qui permettrait de joindre ses deux pensées. Une confiance en l’avenir depuis le terrain fertile d’un espoir serein et mûrement réfléchi. Et puis, cela dit, ceci posé, prêtons le flanc aux critiques des fans, enfants, petits-enfants de l’écrivain sus-cité, ainsi qu’à tous ceux qui pensent (quelle belle qualité !) un « je ne suis pas d’accord » tonitruant !